4 septembre 2009
- Laissez faire les professionnels : seul un professionnel sait vers où vous voulez aller. C’est comme pour une maison. Bien sûr, c’est l’architecte – un professionnel ! – qui sait ce dont vous avez besoin : une habitation avec 4 chambres, 2 salles de bain et 1 garage, ou bien un appartement de plain pied sans fonction pré-définie etc.
- Noyez le poisson : rédigez et donnez à des graphistes 250 pages MINIMUM qui expliquent ce que vous faites : votre activité, votre domaine de spécialisation, les moyens mis en œuvre, la stratégie etc. Assurez-vous de ne pas mettre en avant les éléments essentiels.
- Ne vous renseignez pas : ne cherchez pas à savoir qui a réalisé certains logos que vous appréciez. Ne vous laissez pas influencer en regardant les books de créateurs sur internet.
- Privilégiez, avec les graphistes, les relations écrites : ne rencontrez pas des graphistes ou des agences pour vérifier vos affinités. C’est uniquement par écrit ou par mail que vous allez communiquer votre passion, votre enthousiasme et motiver les personnes à qui vous allez éventuellement demander une offre de prix.
- Impliquez un maximum de personnes dans le projet : pour valider les projets qui vont vous être soumis, optez pour les validations en cascade (aller et retour entre un chargé de communication et un conseil d’administration, par exemple). Faites participer le plus grand nombre de personnes possible, surtout si elles ne sont pas impliquées dans le briefing de départ.
- Ne parlez pas d’argent : laissez les concepteurs vous proposer un devis sans leur avoir indiqué un ordre de grandeur budgétaire. Ils ne doivent pas savoir si vous voulez une 2CV ou une Rolls-Royce.
- Cherchez la rapidité : ne perdez pas de temps à rédiger un briefing. Si vous tenez quand même à en rédiger un, faites-le seul. Cela ira plus vite que de vouloir sortir un document discuté et approuvé par tout le monde au sein de l’entreprise.
- Retenez l’offre la moins chère : quand vous recevez les offres de prix des graphistes, retenez directement la moins chère. Quand votre choix est arrêté, ne faites pas connaître votre décision aux créateurs non retenus. Demandez à ce que vous soient présentés un maximum de projets et ne les rémunérez pas.
- Laissez le créatif se débrouiller : quand le travail de création commence, laissez le créatif se débrouiller. Il trouvera bien le moyen d’accéder à l’information. Laissez-lui présenter des projets à des personnes qui n’ont pas approuvé le briefing de départ.
- Ne communiquez pas autour de la nouvelle identité visuelle : personne n’en n’a cure, surtout pas vos clients ou fournisseurs, ni les politiques ou les journalistes. Si vous le faites, n’oubliez pas que la première règle dans ce domaine est de toujours informer l’externe avant l’interne. Rien de plus motivant, en effet, pour les collaborateurs d’une entreprise, que de découvrir les nouveaux habits de leur employeur un beau matin dans la presse ou sur des panneaux publicitaires.
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Publié par Madeleine Dembour
4 septembre 2009
- Soit votre identité visuelle est parfaite et vous en êtes très satisfait.
- Soit le sujet vous préoccupe et quelques signaux détectés ici ou là vous indiquent qu’il serait temps de vous pencher sur la question. Votre image n’est-elle pas ringarde ou dépassée ? correspond-elle encore à votre activité ? attire-t-elle la jeune génération ? est-elle en phase avec votre nouvelle organisation ?
Pour répondre à ce genre de questions, j’ai recueilli ces derniers mois de nombreux témoignages de terrain sur la manière de gérer et d’implémenter une nouvelle identité visuelle (ou un « relookage » de l’identité existante). Ces témoignages figurent dans le livre « Un logo, vite ! », qui sort de presse le 21 octobre prochain chez Edi.pro (www.edipro.info).
Je sais d’expérience que l’une des plus grandes questions que les gens se posent est celle du budget : combien cela coûterait-il de vous doter d’une nouvelle identité visuelle ?
Conseil numéro 1 : dans votre dialogue avec les créateurs, il est primordial que vous soyez documentée sur le plan budgétaire et que vous puissiez aborder le sujet dès le départ, en sachant plus ou moins vers quelle enveloppe vous vous dirigez. Beaucoup d’entre nous s’indignent et ne comprennent pas qu’un « simple coup de crayon » puisse se facturer à plusieurs milliers d’euros.
Conseil numéro 2 : exigez un bon devis. Un créateur compétent doit être à même d’expliquer et de défendre son prix. Il est difficilement concevable, pour un projet de logo ou d’identité visuelle, de recevoir un devis qui tient en une ligne : autant d’euros. Que recouvre ce budget ? combien de projets vont vous être proposés ? dans quel délai ? selon quelle procédure ? quid des droits d’auteur ? de la charte graphique ? des fichiers ? des polices de caractère ?
Idéalement, un devis devrait vous renseigner sur les points suivants :
- Le travail créatif : exprimé en honoraires, ce poste couvre les recherches et les premiers projets. Il devrait préciser combien d’avant-projets seront présentés (un minimum de 3 est recommandé) et dans quel délai.
- La mise au net du projet retenu : différents fichiers informatiques, ainsi que des sorties couleurs, seront préparés. Une mini charte graphique précisera les usages les plus courants, le noir et blanc par exemple, et les variantes sur différents fonds.
- Les droits d’auteur : soit ils font l’objet d’un poste spécifique, soit ils sont inclus dans les honoraires du poste 1. L’important est que cela soit spécifié par écrit, et que la nature des droits soit bien explicitée.
- Les déplacements exceptionnels : si le créateur est amené à visiter plusieurs sites de production éloignés, par exemple.
Un bon devis spécifiera également le mode de rémunération : paiement par tranche ou paiement en fin de mission.
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Publié par Madeleine Dembour